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"How can we touch the making of the work, its implicit movement? An object can never be completely framed. One can never completely encircle it. Not only because the object resists a general perception - its transversality cannot be reduced to the experience of a single witness - but because the object also carries, itself, the color of time. This color is synesthetic : it overflows of a predetermined sense which would like to localize it in time. The object is thus never quite "itself." It is relational, ecological. It participates, as Isabelle Stengers would say, in an ecology of practices. And it gives a sense, a direction, to the ecologies that it co-composes. This description of the object opens to the concept of the minor gesture. The object vibrates with potential minor gestures. These minor gestures are what invite the object to open itself towards its transformation, to its internal variation."  

“Comment toucher le faire-oeuvre de l'oeuvre, son mouvement implicite? Un objet ne peut jamais être complètement cadré. On ne peut jamais complètement le cerner. Pas seulement parce que l'objet résiste à une perception générale - sa transversalité ne peut être réduite à l'expérience d'un seul témoin - mais parce que l'objet porte aussi, lui-même, la couleur du temps. Cette couleur est synésthésique : elle déborde d'un sens prédéterminé qui souhaiterait le localiser dans le temps. L'objet n'est donc jamais tout à fait "lui-même." Il est relationnel, écologique. Il participe, comme le dirais Isabelle Stengers, dans une écologie des pratiques. Et il redonne un sens, une direction, aux écologies qu'il co-compose. Cette description de l'objet s'ouvre au concept du geste mineur. L'objet vibre de gestes mineurs potentiels. Ces gestes mineurs sont ce qui invite l'objet à s'ouvrir vers sa transformation, à sa variation interne.”  

"journal de traces"

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